RAWDON ET SES
PERSONNALITÉS
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Beverly Prud'homme 
Glenn F. Cartwright

Rawdon Historical Society
 Municipality of Rawdon, Que., Canada, 35 mi/56 km N of Montreal; 46°02'N 73°42'W. Lumbering, dairying,  potatoes

RAWDON ET SES PERSONNALITÉS


http://rawdon-qc.com/history/rawdon/briefhistory.htm
http://laurentian.quebecheritageweb.com/article_details.aspx?articleId=129

Le portrait de lord Francis Rawdon, comte de Moira et marquis de Hastings est exposé à la Galerie nationale d’Irlande à Dublin. Il est décédé à Malte où il était gouverneur en 1826.
http://home.golden.net/~marg/bansite/friends/rawdon.html
http://rawdon-qc.com/history/rawdon/sirfrancis.htm
http://www.nndb.com/people/121/000101815
http://en.wikipedia.org/wiki/Francis_Rawdon-Hastings,_1st_Marquess_of_Hastings

Le manoir de la famille Rawdon, situé dans Rawdon, à six miles de Leeds en Yorkshire (Angleterre) est devenu un musée. Une route y porte le nom de Canada Road.
http://en.wikipedia.org/wiki/Rawdon,_West_Yorkshire

L’église anglicane (angle Metcalfe et 3e Avenue) fut construite de 1857 à 1861.

Rawdon : 175 ans d’histoire fut publié en 1974 par l’historien Marcel Fournier.

La Banque Royale du Canada fut la toute première institution bancaire à offrir ses services à Rawdon. Le 4 juillet 1912, elle ouvrait une humble succursale dans la résidence de madame Ned Rowan, à l’angle de la 4e Avenue et de la rue Queen. Cette maison fut par la suite déplacée vers la droite, rue Queen, pour faire place à une station-service. Le denturologiste Rostand Chalifoux y avait ses bureaux.

Le 31 août 1913, pour la première fois, l’église et le presbytère de la paroisse Saint-Patrice de Rawdon étaient dotés de l’éclairage électrique.

La centrale de Rawdon est la troisième plus petite des centrales d’Hydro-Québec. Charles Park était du nombre des premiers opérateurs du barrage. Un nouveau barrage fut inauguré le 11 septembre 1986 et c’est l’écrivaine Mia Riddez-Morisset, présidente du comité «SOS Pontbriand», qui eut l’honneur de couper le traditionnel ruban. La nouvelle centrale de 3,4 mégawatts a été inaugurée par Monsieur Guy Saint-Pierre, président du groupe SNC-Lavalin, firme qui a assuré les travaux de 1985-86 et s’est vue confier l’administration de la centrale en 1991.

Madame Riddez-Morrisset a connu la région dès sa jeunesse : son père,Jean Riddez, a été professeur de musique au Séminaire de Joliette au milieu du siècle.
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0002980

Sa famille passait l’été dans une villa sur les rives d’un lac de Chertsey. Elle collabora avec son époux Louis Morrisset, auteur du téléroman Rue des Pignons et signa plus tard le téléroman Terre humaine dont l’action se passait à Sainte-Mélanie et à Saint-Ambroise. Certains passants reconnaissent encore le garage où travaillait Martin Jacquemin, en plein centre du village de Saint-Ambroise. Mia Riddez-Morrisset écrivait les textes du téléroman à Rawdon. Elle a habité plusieurs années une belle maison de pierre du domaine Pontbriand.

En collaboration avec une de ses petites-filles, elle a aussi écrit le téléroman Le Grand remous diffusé de 1989 à 1991 dont l’intrigue se déroule à Rawdon : histoire d’une famille dont le chef et un des fils ont créé une importante usine de plastique… Les épisodes du Grand remous s’ouvraient sur une vue de la chute Dorwin. Plusieurs scènes se déroulèrent d’ailleurs dans cet environnement.

En 1920, Ludger Breault, marchand, fut élu conseiller à Rawdon.

La même année, la Banque d’Hochelaga (qui deviendra la Banque Nationale) ouvre une succursale à Rawdon dans un local temporaire aménagé chez une Madame Saint-Maurice (La Crèmerie).

Le premier train transporta les pèlerins de la région de Rawdon qui allaient participer aux cérémonies du grand congrès eucharistique international de Montréal le 9 septembre 1910.

Le 28 avril 1957, le dernier convoi quitta la gare de Rawdon.

En 1920 naissait le village de Rawdon. Les rues n’étaient alors pas éclairées. On installa le 7 juin 1920 17 lumières de 40 watts sur la rue Queen. On limite à l’époque la vitesse des véhicules circulant dans les rues de Rawdon à 12 miles à l’heure.

LA COMMUNAUTÉ RUSSE
On compte à Rawdon deux paroisses russes orthodoxes, chacune ayant sa chapelle. La paroisse Saint-Séraphim de Sarov (3494, 15e Avenue) relève de l’archevêque russe orthodoxe de Montréal. Liturgie : dim. 10h30. Slavon/français/anglais. La fête patronale Saint-Séraphim est célébrée par une assistance nombreuse venue de la région métropolitaine et de celle de Rawdon le premier dimanche d’août.
http://www.pagesorthodoxes.net/ressources/rawdon.htm
http://www.oca.org/DIRlisting.asp?SID=9&KEY=OCA-CA-RAWSCC

L’autre paroisse, Notre-Dame-de-Kazan, établie dans les années 70 est sous la gouverne du patriarche de Moscou : église au 3836,rue Sunshine, près de la rivière Ouareau, entre le pont Dorwin et le chemin Vincent-Massey. Ce temple à fière allure est fréquenté par des Russes venus d’URSS qui habitent à l’année ou en saison estivale les pittoresques maisons sous les boisés des alentours.

Dès les années 1922-1925, plusieurs familles slaves, russes et polonaises fraîchement immigrées à Montréal, ont commencé à visiter Rawdon qui devint un site de prédilection pour des pique-niques de weekend.

Monsieur Jos Kamaroff, cadre chez Gillett, acheta les terrains entre les 14e et 18e Avenues.

L’ingénieur C. Skotecki, associé de près à la construction du pont Champlain, s’installera aussi à Rawdon. Il dressera les plans du réputé et ravissant cimetière russe de Rawdon et aussi, plus tard, du cimetière œcuménique.

Une chapelle, un cimetière et un monastère russe se sont donc implantés dans la 17e Avenue, sur la propriété de la famille de l’archiprêtre Oleg Boldireff (pope russe orthodoxe durant 64 ans) qui avec l’aide de son voisin Chiriaeff dessinera les plans de la chapelle construite en 1956 et consacrée par l’archevêque Nicon en présence de Mgr Vincent Piette, curé de la paroisse Saint-Patrick et Marie-Reine-du-Monde, grand ami des Boldireff et de la communauté russe.

Lors du décès de Mgr Piette, le père Boldireff fit chanter un service religieux sur sa tombe. Madame Boldireff de son côté entretenait d’excellents rapports avec madame Pauline Pontbriand. Notons enfin que le très révérend Oleg Boldireff a aussi fondé la paroisse orthodoxe de Saint-Nicholas à Ottawa avec le concours du comte Alexis Ignatieff, frère de Georges, ancien ambassadeur du Canada aux Nations-Unies, et par conséquent, oncle de Michael Ignatieff, suave chef du Parti Libéral du Canada.
http://www.ovod.org/holy/en/?page_id=68#Boldireff
http://zarubezhje.narod.ru/av/b_041.htm

Un des fils Boldireff, Serge, a été directeur de la chorale de la cathédrale nationale russe orthodoxe de St. Nicholas, à Washington, D. C. http://russianhouse.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=23&Itemid=41
http://www.stnicholasdc.org/choir.html

Une nouvelle chapelle sera construite en 1966 dans la 15e Avenue, partiellement avec les matériaux de la chapelle originale : la porte, les fenêtres, le bulbe iconostase et l’intérieur appartenaient déjà à la première chapelle des Boldireff. Elle a été consacrée le 3 juillet 1966 par l’archevêque Sylvestre, évêque de Montréal et du Canada de l’église orthodoxe russe, en présence de tous les pasteurs de Rawdon. L’archevêque, Mgr Sylvestre Haruns, habite durant la saison estivale une maison de la communauté russe de Rawdon, en face de la chapelle.

Le monastère fut par ailleurs construit par le père Grégoire Papazian qui vécut dix ans à Rawdon. Architecte, il a dressé les plans et a construit de ses mains ce couvent typiquement russe.

Madame Marushka Boldireff exploite un atelier de majoliques au 4938, rue Ashland (450-834-6946). Ouvert tous les après-midi. Son mari, Vladimir, ex-professeur au CEGEP du Vieux-Montréal, y a construit une belle demeure typiquement russe.
http://www.decormag.com/Chroniques/nouvelles/le-charme-discret-de-la-faience-n719p1.html
http://decormag.com/MaisonJardin/nouvelles/le-charme-discret-de-la-faience-n719p2.html

LA COMMUNAUTÉ POLONAISE
Il existe aussi à Rawdon depuis environ 75 ans une importante colonie polonaise. Un film, Paradis perdu, paradis retrouvé produit en 2006 par Gaspacho Films Inc. porte sur cette collectivité fort particulière. http://www.gaspachofilms.com/fra/paradis.html

On reconnaît actuellement le comte Wilhelm Siemienski comme étant le leader de cette communauté. Sa femme et lui sont d’un grand dévouement envers leurs concitoyens de la même origine.

Le Samedi Saint réunit de nombreuses familles polonaises en l’église Marie-Reine-du-Monde à 15 heures, autour de tables installées dans la grande allée, chargées de paniers de victuailles et d’œufs joliment décorés. Selon la tradition, les œufs, le pain et les pâtisseries que l’on déguste à Pâques ont d’abord été bénis la veille.

En octobre 1993, le maire de Varsovie, M. Stanislas Wyaganowski a été reçu au Centre Multiethnique de Rawdon et à l’Hôtel de Ville par le maire John A. Redmond. Une cousine du maire de Varsovie, le Dr Ireny Bellert, habite sur le boulevard Pontbriand.

Plusieurs citoyens polonais de Rawdon appartiennent à des familles de la grande bourgeoisie et même de la grande noblesse.
Ces familles furent souvent durement éprouvées lors des invasions nazies et bolcheviques.

Le Dr Bellert est aussi une cousine de la jeune résistante polonais Krystyna Wituska exécutée à l’âge de 24 ans en 1944 dans une prison berlinoise de la Gestapo et dont les lettres de détention ont été publiées sous le titre Inside a Gestapo Prison : The Letters of Krystyna Wituska (1942-1944) par Wayne State University Press de Detroit en 2006. La traduction anglaise a été assurée par Irene Tomaszewski, une Montréalaise elle-même née dans un camp de concentration soviétique… On peut lire l’introduction et des extraits de cet ouvrage sur le site www.books.google.ca

On peut voir Mme Bellert dans le film tourné en 1996 par le réalisateur Bryan McKenna et intitulé A Web of War dans lequel on rappelle l’histoire de Krystyna Wituska. L’ex-ministre conservateur Pierre Sévigny y paraît également.

Le comte Wilhelm Siemienski-Lewicki et la comtesse Roza Siemienska-Lewicka habitent sur le chemin du Lac-Morgan. (Un autre membre de la famille Siemienski réside avenue Clearview.) Il fut successivement vice-président et président du Congrès Canadien Polonais. Il existe un important palais de la famille Siemienski au 19 rue Pekarska, à Lviv (en Ukraine) dont le centre historique fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. On dit de cette ville située à 80 km de la frontière orientale de la Pologne que c’est la Cracovie oubliée.

L’Ukraine fut une partie de la Pologne durant des siècles.
http://city.lviv.ua/?pageid=1087 | http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=932

M. Jan Trzcinsk (1913-2002), longtemps inspecteur des bâtiments à la ville d’Outremont où il habitait, a été villégiateur de Rawdon et dévoué au Centre multiethnique durant de nombreuses années. Il fut lui aussi président du Congrès Polonais Canadien. Il fut l’un des artisans de l’érection du monument à Nicolas Copernic à Expo 67, des célébrations du millénaire de la Chrétienté en Pologne et de l’organisation du planétarium Dow à Montréal.(Le monument à Copernic, une œuvre du célèbre sculpteur danois Berthel Thorvaldsen, a été acquis par la ville de Montréal en 1968 et déplacé en 1975 sur le square Chaboillez, angle Peel et Saint-Jacques, près du planétarium. Lors du dévoilement officiel du monument, le maire Jean Drapeau souligna avec fierté que Montréal était la seule ville d’Amérique à posséder une œuvre du fameux Thorvaldsen.) Monsieur Trzcinsk s’exprimait aisément en polonais, en français, en anglais, en allemand, en russe et en ukrainien.
http://www.imtl.org/image.php?id=2844 œuvre du célèbre sculpteur danois Berthel Thorvaldsen.

Le prince Seweryn Swiatopolk-Czetwertynski, un membre de l’une des plus anciennes familles aristocrates de Pologne, et la princesse Denise habitent dans l’avenue de l’Horizon. Descendant de Louise de Prusse, le prince est aujourd’hui le 1565e prétendant au trône d’Angleterre!

Ironiquement, leur palais de Varsovie a été rasé et donné par le gouvernement communiste de Pologne aux États-Unis pour qu’ils y construisent leur ambassade… Le Prince Andrzej Swiatopolk-Czetwertynski fut exécuté par les Soviétiques dans la forêt de Skidel le 23 septembre 1939.

Le prince Ludwik Swiatopolk-Czetwertynski est mort au camp d’extermination d’Auschwitz à 64 ans.
http://www.dw-world.de/dw/article/0,,1582294,00.html

Un autre membre de cette famille habite dans l’avenue de la Terrasse.

Le comte Peter Potocki et la comtesse Joanna Wolska habitent dans la rue de la Terrasse-des-Chutes, une chaleureuse résidence ensoleillée offrant une vue imprenable sur le lac Pontbriand. Peter est venu au Canada en 1952. Visitant régulièrement des proches et des amis à Rawdon, il s’attacha au village et y construisit en 1960 un premier cottage. Madame fit de brillantes études aux Beaux-Arts de l’Université de Cracovie. Monsieur et Madame sont issus de la plus prestigieuse noblesse de Pologne. Consulter le site de Wikipedia sur la famille Potocki dont le premier membre connu serait né en 1136 se révèle fort instructif… La famille Potocki a longtemps constitué un des clans les plus puissants d’Europe centrale. On peut lire sur le site www.books.google.ca des extraits des Mémoires de la comtesse Anna Potocka (1794-1820).
http://en.wikipedia.org/wiki/Potocki_family
http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Potocki_family
http://en.wikipedia.org/wiki/Polmos_%C5%81a%C5%84cut

Le palais de Lancut, dont l’apparence actuelle remonte à 1889-1911 et ayant appartenu à la puissante famille Potocki avant d’être occupé par l’armée allemande durant l’Occupation nazie, mérite amplement d’attirer notre attention.
http://www.butschal.de/pisarski/adel.htm
http://www.zamek-lancut.pl/en/History
http://www.butschal.de/pisarski/adel-Dateien/Potockis.htm

La famille Potocki posséda aussi à Lviv, au 15 rue Kopernica, un palais occupé depuis les années 2000 par le Président de l’Ukraine.
http://en.wikipedia.org/wiki/Potocki_Palace,_Lviv
http://www.lviv-life.com/culture/culture_details/62-Potocki_Palace

Elle a aussi possédé jusqu’en 1939 le château de Pomoriany, non loin de Lviv.
http://en.wikipedia.org/wiki/Pomoriany_Castle

Dans le même secteur, la famille avait aussi acquis le château de Brody construit entre 1630 et 1635 dont il reste des vestiges qui ont beaucoup souffert.
http://en.wikipedia.org/wiki/Brody_Castle

Toujours en Ukraine, qu’on appelait alors la Crimée, cette famille posséda à Yalta une propriété qui allait devenir rien de moins que la dernière résidence d’été des tsars de Russie, le grand palais de Livadia. C’est aussi là qu’eut lieu la fameuse conférence de Yalta en 1945.
http://en.wikipedia.org/wiki/Livadia_Palace
http://livadia.russian-women.net

L’un des joyaux de Varsovie, le Palais Tyszkiewicz et Potocki, 32, rue Krakowskie Przedmiescie, construit à la fin du 18e siècle et propriété des Potocki de 1840 à 1923 abrite l’Académie polonaise de littérature depuis 1933. Brûlé par les nazis en 1944, il fut reconstruit en 1948 et remis à l’Université en vue d’y créer un musée.
http://um.warszawa.pl/v_syrenka/perelki/index_fr.php?mi_id=107&dz_id=12
Juste en face du palais présidentiel, au 15 Krakowskie Przedmiescie, se trouve le vaste et baroque palais Potocki construit à la fin du 17e siècle et acquis à la fin du 18e par les Potocki. Il fut rasé par les Allemands après le soulèvement de Varsovie en 1944 et reconstruit dans les années 1948-1950. Il abrite aujourd’hui le Ministère de la Culture et des Arts.
http://en.wikipedia.org/wiki/Potocki_Palace,_Warsaw
http://en.wikipedia.org/wiki/Krakowskie_Przedmie%C5%9Bcie
http://um.warszawa.pl/v_syrenka/perelki/index_en.php?mi_id=100&dz_id=12

D’une partie du spectaculaire palais Wilanow construit à la fin du 17e siècle en périphérie de Varsovie, le propriétaire Stanislaw Kostka Potocki fit en 1805 un musée, l’un des premiers musées publics de Pologne.
http://en.wikipedia.org/wiki/Wilan%C3%B3w_Palace

À la frange sud de la capitale polonaise, le parc historique et la réserve naturelle de Natolin encadrent un autre palais Potocki. C’est depuis 1994 le site de l’un des deux campus du collège d’Europe. Les lieux avaient ici aussi été acquis par Stanislaw Kostka Potocki à la fin du 18e siècle et ils demeurèrent propriété de la famille jusque dans la première moitié du 20e siècle. En 1945, Natolin fut nationalisé et devint la résidence officielle du président de la République de Pologne.
http://en.wikipedia.org/wiki/Natolin
http://www.natolin.edu.pl/english/index.html

Il existe aussi un intéressant palais Potocki à Krzeszowice, non loin de Cracovie. Construit de 1850 à 1857, il demeura propriété de la famille jusqu’en 1939. Il fut durant la Deuxième Guerre mondiale, la résidence du gouverneur-général des Allemands, Hans Frank qui l’avait confisqué et qui y reçut le Fuhrer, Goebbels et Goering. Frank sera pendu à l’issue du procès de Nuremberg pour crimes contre l’humanité. Le palais appartient aujourd’hui à la municipalité et on voudrait en faire un établissement hôtelier. Malheureusement, il tombe en ruine.
http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Potocki_Palace_in_Krzeszowice
http://00krzeszowice.w.interia.pl/palac/palac1.htm

On trouve un autre palais Potocki à Miedzyrzec Podlaski. http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Potocki_Palace_in_Mi%C4%99dzyrzec_Podlaski
Le palais de Jablonna,une résidence dont les origines remontent au 15e siècle, fut aussi une propriété Potocki jusqu’en 1945. Il avait déjà appartenu à la famille Tyszkiewicz (voir plus loin). Brûlé par l’armée allemande en 1944, il fut reconstruit en 1953 pour loger l’Académie des Sciences de Pologne. http://www.palacjablonna.pl/index.php?option=com_content&task=view&id=94&Itemid=107

Arrivés au Canada en 1948, le comte Alexander Zamoyski et son épouse, la comtesse Jadmiga s’installent à Rawdon en 1951. Ils habitent dans la rue Shakespeare. L’importante famille noble Zamoyski (de Zamosc), de grande renommée dans son pays, fut durant plusieurs siècles un clan de grands politiciens et propriétaires terriens en Pologne. En 1992, la ville cité de Zamosc, la perle du baroque polonais, est la troisième ville de Pologne après Cracovie et Varsovie à avoir été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
http://www.zamoyski.com/family.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Zamoyski_family
http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Zamoyski_family

Les leaders de la famille ont habité à Lublin un château aujourd’hui transformé en musée où une petite armée de plusieurs dizaines de travaileurs oeuvrent à temps plein. Le palais baroque de Koslowka, construit dans les années 1735 à 1742, acquis par Aleksander Zamoyski en 1799 et complètement remodelé par Konstanti Zamoyski de 1879 à 1907, est considéré comme l’une des plus belles demeures de Pologne. Les intérieurs magnifiquement décorés de ce palais transformé en musée et qui appartient toujours à la famille Zamoyski abritent l’immense collection de tableaux et de photographies de la famille. http://www.zamoyski.com/kozlowka.html
http://www.muzeumzamoyskich.pl/amainpage!.htm

http://www.trekearth.com/gallery/Europe/Poland/East/Lubelskie/Kozlowka/photo1157313.htm
http://www.photoblog.com/agnus1/2007/08/17/zamoyskis-palace-in-kozlowka.html

Les Zamoyski possédaient aussi à Varsovie un charmant palais construit en 1878 dans le style Renaissance française Le palais est depuis longtemps le siège de l’Association des architectes polonais. 1, 2 et 3, rue Foksal.
http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Konstanty_Zamoyski_Palace_in_Warsaw

Le Palais bleu (palais Zamoyski),Ulica Senatorska 37, à Varsovie également, fut construit fin 17e-début 18e siècle pour T. Potocki, évêque de d Warmia. Le palais entièrement rénové passa à la famille Zamoyski en 1811. On lui conféra un style néo-classique. Il fut reconstruit après les dévastations de la guerre. http://um.warszawa.pl/v_syrenka/perelki/index_en.php?mi_id=81&dz_id=9

Monsieur Andrzej Tyszkiewicz, de la 15e Avenue, provient aussi d’une riche et influente famille lituano-polonaise ayant joué un rôle de premier plan de le Commonwealth de Pologne et de Lituanie. Il est né de Tadeusz Tyszkiewicz et de Zofia Siemienska-Lewicka dont le père était Stanislaw Kostka Siemienski-Lewicki né en 1864 et mort en 1918 à Lviv.
http://en.wikipedia.org/wiki/Tyszkiewicz_family

Le comte Michal Tyszkiewicz (1828-1897) fut un égyptologue qui s’adonna à des excavations à Luxor et dont la collection est aujourd’hui dispersée entre Paris, Londres, Berlin, Rome, Boston et pour une petite part le Musée national de Varsovie. Il existe des palais Tyszkiewicz dans de nombreuses villes de Pologne, de Belarus,de Lituanie et d’Ukraine. Jan Tyszkiewicz fit construire de 1849 à 1862 le manoir d’Astravas en banlieue de Birzai, en Lituanie. http://en.wikipedia.org/wiki/Astravas_Manor

De 1893 à 1897, on construisit aussi, dans le style néo-Renaissance, un palais
Tyszkiewicz à Palanga, encore en Lituanie. Il fut nationalisé par les Soviétiques au terme de la Seconde Guerre mondiale puis donné par le comte Alfred Tyszkiewicz à la municipalité Depuis 1963, il abrite un musée de l’Ambre (basé sur la collection par la suite élargie de la famille) et est entouré du Jardin botanique de Palanga basé sur les jardins originaux de 1895.
http://en.wikipedia.org/wiki/Ti%C5%A1kevi%C4%8Diai_Palace,_Palanga
http://www.ldm.lt/PGM/Tiskevicius_en.htm

Toujours en Lituanie, les Tyszkiewicz ont acquis en 1874 une propriété à Kretinga. Elle fut convertie en palais avec orangerie, jardin de sculptures, cascades, fontaines, parterres et jardin d’hiver. C’est aujourd’hui le Musée de Kretinga qui relate d’ailleurs la vie de cette famille.
http://wapedia.mobi/en/Kretinga_Museum
Vilnius compte aussi un palais Tyszkiewicz.
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:TyszkiewiczPalaceVilnius1.jpg

Celui de Lentvaris, de style Tudor, construit en 1885, est magnifique.
http://en.wikipedia.org/wiki/File:Lithuania_Landwar%C3%B3w_Palace.jpg

Les Tyszkiewicz disposèrent jusqu’en 1939 aussi d’une résidence néoclassique construite de 1896 à 1901 par Jozef Tyszkiewicz à Trakai, sur la rive du lac Galve.
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Trakai_Tyszkiewicz_palace.jpg
http://www.superstock.com/stock-photography/Tyszkiewicz+Palace

Le palais Tyszkiewicz de Varsovie, 32 Krakowskie Przedmiescie, construit de 1785 à 1792, est l’une des plus belles demeures néoclassiques de la ville. Il fut acheté en 1840 par la famille Potocki, rasé en 1944 et reconstruit pour loger l’Académie de Littérature de l’Université de Varsovie. http://en.wikipedia.org/wiki/Tyszkiewicz_Palace,_Warsaw
http://www.trekearth.com/gallery/Europe/Poland/East/Mazowieckie/Warszawa/photo1157664.htm

La famille Plater-Zyberk est une autre famille noble polonaise digne de mention. Casimir Plater-Zyberk, après de nombreuses démarches de sa sœur Roza Simienska déjà installée sur place, arrive au Canada en 1959 et construit un cottage à Rawdon en 1962. Il est membre de l’Ordre des Chevaliers de Malte.
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Roger Lafrenière exploita une renardière à l’endroit où se trouve aujourd’hui le restaurant-motel Le Tournesol. Il fut le second président de la Commission scolaire Cascades-L’Achigan, succédant à Léon Breault qui en fut le premier en 1955. Il décéda le premier avril 1960 à l’âge de 54 ans. Son épouse, Andrée Bertrand, lui survécut jusqu’en 1976 alors qu’elle s’éteignit le 23 juillet à l’âge de 74 ans.

À l’été 1932, la municipalité a acheté la plage à Rawdon Land pour la somme de 3 000 $.

La même année, on a accordé un permis de construction d’un abri au-dessus des pompes d’essence à la station de Médard Breault.

Le 1er mai 1933, les conseillers municipaux rejettent un règlement qui aurait eu pour effet de ne pas tolérer la présence des jeunes de moins de 16 ans dans les rues et places publiques après 20h30.

À sa fondation en juin 1934, la Chambre de Commerce compte quelque 35 membres. Monsieur Wenceslas Paradis en fut le président-fondateur. En 1957, elle fut très active sous la présidence du Dr Yves Cantin. Me Jacques Côté en est le nouveau président en 1993.

Lionel Pontbriand fut le premier Rawdonien à s’éclairer à l’électricité et à distribuer le courant chez ses voisins.
La branche des Pontbriand était soreloise.

William-Henri Pontbriand épousa Bernadette Breault dit Pominville et de ce mariage naquirent Henri (1894), Robert (1896), Jean (1901), Paul (1906), Roger (1908) et deux filles, Yvonne et Marguerite.

Le clan Pontbriand créa et construisit en 1910 l’automobile Oxford, munie d’un moteur de 6 cylindres, la C-6, ou de 4 cylindres, la D-4. Pour concurrencer la Ford, l’Oxford se vendait de mille six cents à deux mille neuf cents dollars. La guerre de 1914-1918 mit fin à l’entreprise qui ne pouvait plus se procurer les pièces et matériaux soumis à la loi du rationnement.

Les Pontbriand qui ne manquaient ni de talent ni d’audace avaient créé à Sorel des industries devenues Marine Industries et Sorel Industries sous la gérance de Joseph Simard qui avait épousé Blanche Rose, la fille d’Arthur Pontbriand alors qu’il était le chef de file des industries soreloises.

William-Henri Pontbriand établit plusieurs scieries dont une à Saint-Gabriel de Brandon où naquit son fils Jean en 1901.

Henri commença une carrière d’architecte naval à Marine Industries de Sorel, tout en étudiant la musique et le chant. Ce ténor et professeur avait approfondi son art à New York et à Paris en 1919-20 et il se fixa à New York ensuite pour huit ans, pour y faire carrière de ténor, étudiant avec Salvatore Fucito, le répétiteur de Caruso.
En 1933, il s’établit définitivement à Rawdon où il se consacra à l’urbanisme et à l’aménagement touristique et où il mourut en 1969 à l’âge de 75 ans.
En 1946, Henri Pontbriand unissait sa vie à celle de Marguerite Sauriol de Montréal. Elle était de 22 ans sa cadette. Trois filles naîtront de ce mariage.
Une partie du domaine qu’Henri avait baptisé Valley View Farm allait devenir une ferme avicole dès 1932-1933.
Le dernier studio d’Henri Pontbriand à Montréal était situé rue Bloomfield à Outremont.
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0002834
http://www.valpontbriand.com/historique-pontbriand.php
http://www.valpontbriand.com/historique-pontbriand
Henri était le père de Chantal Pontbriand, critique d’art et directrice-fondatrice de Parachute, revue d’art contemporain. Elle a été chef du Service des Programmes publics du Musée des Beaux-Arts de Montréal (1976-79) et a organisé à Montréal les premiers spectacles de Philip Glass et Steve Reich à Montréal, de même que les premières expositions vidéographiques et festivals de performances dans un musée. En 1990, elle a été nommée commissaire du Canada à la Biennale de Venise, où elle a présenté Geneviève Cadieux. De 1991 à 1993, elle a restructuré la compagnie de danse La La La Human Steps. En 2009, elle était commissaire de l'exposition HF|RG [Harun Farocki|Rodney Graham] au Jeu de Paume à Paris.

Chantal Pontbriand a aussi été cofondatrice en 1982 du Festival international de nouvelle danse, dont elle a assumé la présidence et la direction jusqu’à sa fermeture en 2004. En 2008, elle a organisé et accueilli à Montréal le Congrès annuel de l'IKT (Association internationale des conservateurs en art contemporain), qui se tenait pour la première fois en dehors de l'Europe. Depuis 2004, elle vit entre Montréal et Paris. http://www.archivesdelacritiquedart.org/outils_documentaires/critiques_d_art/350

Au début de janvier 1936, Jean et Pauline Pontbriand quittent Rawdon à bord de leur LaSalle pour un séjour de repos en Floride.

Le 7 janvier, l’hôtel Balmoral est détruit de fond en comble par un incendie. Jean Pontbriand dessine des croquis afin que son Rawdon Inn soit le plus bel hôtel de la région des Basses Laurentides. Son frère Henri approuve les plans du projet tout en suggérant d’ajouter une rotonde à la droite de la bâtisse.

Chaque fois que Jean Pontbriand quittait sa résidence des Pins et descendait la côte Pine, il devenait de plus en plus fasciné par le petit boisé qui lui faisait face en atteignant la Troisième Avenue. C’est sur ce terrain qu’il allait installer l’ancienne annexe de l’hôtel de la rue Queen.

Henri Pontbriand vendit sa maison à la famille de Fougerolles. Monsieur de Fougerolles, d’origine suisse était associé à la famille Bridges qu’Henri avait connu à ses débuts en architecture à Sorel.

Monsieur de Fougerolles installa une usine de textile, rue Thomas, à Joliette, non loin du garage Savignac, l’usine Fernhill.

Paul Pontbriand fit carrière dans le monde des affaires, entre autres à titre de représentant pour Campbell Soups et Rusco Steel. Il a toujours eu lui aussi le goût de la musique et des beaux-arts.

On a confié au photographe Jacques Pontbriand la production des photos destinées à la publicité des candidats du Parti Québécois et la couverture photographique de la campagne électorale du chef du parti, Jacques Parizeau, en 1994.

Jean Pontbriand s’est éteint le 3 novembre 1982. Moins de deux ans plus tard, le 13 juin 1984, sa veuve, madame Pauline Rolland-Pontbriand disparaissait aussi. Frappée par la maladie alors qu’elle séjournait en Floride –les Pontbriand ont possédé une résidence de vacances sur les canaux de Fort Lauderdale durant de nombreuses années-, elle fut ramenée au pays à bord d’un avion-hôpital nolisé par son fils Jacques. Elle devait succomber au CHRDL de Joliette dix jours plus tard.

Elle était issue d’une famille d’industriels jéromiens, pionniers de l’industrie du papier fin et avait habité Rawdon depuis 1933.

Au moment où madame Nina (George) Finlayson faisait construire le Thistle Manor, on démolissait à Montréal l’un des plus anciens clubs privés de la métropole,
le club Saint-James. Mme
En 1873, le St. James Club, qui compte parmi ses membres les plus importants hommes d’affaires de la métropole canadienne, est localisé sur la rue Dorchester près de la rue University
Finlayson fit l’acquisition de panneaux des riches boiseries du Saint-James, de même que d’un superbe escalier, des portes et des fenêtres de style qui méritaient sûrement d’être conservées.

Le Thistle Manor est aujourd’hui devenu un foyer pour retraités, propriété de Monsieur Paul Arbec. Avant qu’il ne devienne un centre hospitalier, le Thistle Manor logea les athlètes russes durant les jeux olympiques de 1976, ce qui valut à Rawdon l’occasion de recevoir l’ambassadeur d’URSS, son épouse et une délégations d’officiels russes. Le maire Henri Ouimet parvint à inviter ces officiels à une excursion de pêche qui, paraît-il, les divertit beaucoup pendant que la GRC se morfondait…
Rawdon QC Thistle Manor - Heather Lodge

En avril 1936, Léon Breault devient conseiller. La Chambre de commerce de plus en plus active s’intéresse à ce que la route 18 soit ouverte hiver comme été.

Avec la guerre et les restrictions sur l’utilisation de l’`électricité est née la coutume d’avancer nos horloges et montres d’une heure à compter de la fin du mois d’avril. Les citoyens de Rawdon se déclarent opposés à ce projet et le conseil le refuse. Devant la popularité générale de ce changement d’heure et les inconvénients de ne pas être à l’heure de Montréal, les citoyens de Rawdon accepteront par la suite de se conformer au système.

 

À partir de 1939, la célèbre romancière Gabrielle Roy est venue vivre quelques étés à Rawdon. Elle avait trouvé refuge non loin de la 8e Avenue, au (ex-915) 3848 chemin du Lac-Morgan. Elle louait une chambre (à gauche, à l’étage, face à la rue) de la pension Tinkler qui fut plus tard acquise par la famille Bambach, d’origine hongroise.

Mademoiselle Laurence Pelletier et Gabrielle Roy, toutes deux institutrices, se découvrirent des affinités et ont échangé beaucoup d’opinions sur la littérature et diverses sciences. Elles devinrent vite de grandes amies. Mademoiselle Pelletier a affirmé que l’écrivaine a vécu à Rawdon de longues périodes en 1940 et 1941 où elle aurait écrit une bonne partie de son roman Bonheur d’occasion.

Deux autres des rares amies de Gabrielle Roy à Rawdon ont été madame Juliette Godin et madame Pauline Pontbriand. Leurs époux étaient aussi de bons copains. Au début de 1960, les deux femmes eurent le plaisir de retrouver Gabrielle Roy à Québec où cette dernière habitait avec son mari le Dr Marcel Carbotte.

Comme madame Godin fut soudainement prise d’un malaise mal défini, le médecin, après examen, lui apprit qu’elle était enceinte… La clinique de l’hôpital Saint-Sacrement confirma son diagnostic et au mois d’août suivant naissait Marie-Josée Godin.

Par sa mère, Gabrielle Roy était acadienne et lanaudoise. Sa mère, Mélina Landry, était la fille d’Élie Landry et Émilia Jeansonne, mariés à Saint-Alphonse en 1861.

Élie Landry était le fils de François Landry et Marcelline Richard mariés à Saint-Jacques le 13 mai 1834.
Émilia Jeansonne était la fille de Charles Jeansonne qui avait épousé Joé Provost à Saint-Jacques le 12 octobre 1824.

Mélina avait épousé Léon Roy au Manitoba en 1886.

Autour de 1940, le docteur Lucien Godin, né à Montréal, vient pratiquer la médecine à Rawdon. En 1941, il épouse Juliette Forget, une Montréalaise elle aussi. Il se fait construitre une jolie et spacieuse résidence, rue Queen, au début 1950.

Son épouse allait donner naissance à dix enfants : Michèle naquit en 1943, Daniel en 1944, Richard en 1946, Luc-Marc en 1948, Marie-Claude en 1949, Gille en 1951, Marie-France en 1952, Jean-François en 1954 et Marie-Josée en 1960.

Pour assurer sa mobilité en hiver, alors que les routes n’étaient pas carrossables, il se procura une autoneige. C’était une grosse et solide carrosserie de métal, percée de plusieurs petits hublots, pouvant accommoder une dizaine de personnes – ou encore transporter une civière pour une personne malade ou accidentée. Cette autoneige était une création d’Armand Bombardier de Valcourt
Pendant les années 30 et 40, Jean Bruchési et sa famille passait la belle saison dans une pension du Lakeshore Drive, propriété du Rawdon Inn. Bruchési fut sous-secrétaire de la province de Québec durant des années et écrivain de carrière. Il fut le cofondateur avec Victor Barbeau de la Société des écrivains canadiens en 1936. Il en fut le président dix ans plus tard. http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/jeanbruchesi.htm
http://www.crccf.uottawa.ca/exposition_virtuelle/collection_fonds_archives/document.php?id=371

 

En 1941, Jean Pontbriand et Hermas Giroux sont autorisés à permettre la danse au Rawdon Inn, sauf le dimanche.

Au milieu des années 40, les Chambres de Commerce s’allient à l’Association des Bonnes routes pour assurer l’ouverture des principales routes en hiver. Rawdon ne fait pas exception. On souhaite que la route 18, la plus courte pour atteindre Montréal, soit carrossable en hiver comme en été.
En 1942, Jean Pontbriand tente de relever ce grand défi et s’entend avec un autre entrepreneur pour prendre charge du déneigement de la 18 de Mascouche à Terrebonne. Il fit des recherches et imagina des mécanismes. Il fallait souffler la neige hors de la route. Avec les croquis que lui remit Jean Pontbriand, Alain Mailhot a construit l’ancêtre des souffleuses à neige… qui a permis le déneigement de la route 18 et de la rendre accessible en hiver comme en été.

Les Mailhot père et fils ont conçu bien d’autres mécanismes et outillages, entre autres, un support à bicyclette muni d’un dispositif anti-vol vite répandu en devanture des magasins à travers le Québec.
Parmi les visiteurs de marque qui prirent l’habitude de séjourner au Rawdon Inn, il y eut le gérant général de IBM New York, Mr Frederick Nichol. Son amitié avec Jean Pontbriand permit d’obtenir pour Rawdon un cadeau princier, le parc Nichol, sur la 8e Avenue. Mr Nichol tomba amoureux de ce site qu’il décida d’acquérir en 1940 et sur le conseil de son ami Pontbriand, il céda gratuitement ses grands terrains à la municipalité le 31 juillet 1954, assujettissant son don à l’obligation de la municipalité d’y aménager des sites de repos, de jeux et de loisirs.
http://www-03.ibm.com/ibm/history/exhibits/builders/builders_nichol.html

Dans le secteur nommé Les Jardins Pontbriand, on trouve les rues des Lilas, des Bouleaux, des Ormes, des Noyers, des Chênes avec une exception pour la rue Vital-Perreault.

Le 14 mars 1943 naissait la Caisse Populaire Desjardins de Rawdon sous le patronage du curé Vincent Piette. À ses débuts modestes, l’entreprise fut accueillie dans la résidence de Monsieur et Madame Léon Breault. La première année, elle fut située à côté de l’hôtel de ville, où est l’actuel parc Aimé-Morin. De 1945 à 1960, la caisse avait pignon sur rue dans une maison qui existe toujours dans la 5e Avenue, voisine de la station Esso.

Léon Breault, bien secondé par son épouse, en fut le gérant pendant 17 ans. La Caisse identifiée comme une «association paroissiale» s’est impliquée dans la défense de la moralité publique, principalement dans la réglementation de la vente des liqueurs alcooliques et de son observance. En 1953, le salaire du gérant est de 70 dollars par mois. À la demande du président de la Caisse, M. Cyrille Breault, on accorde une souscription de cinq dollars pour l’édition du programme-souvenir des 25 années d’épiscopat de Monseigneur Papineau. De 1955 à 1957, la première secrétaire, Mlle Andrée Breault, touche une rémunération de 75 dollars par mois. Mlle Colette Breault deviendra secrétaire en 1959.

Après ses 17 ans de service quasi bénévoles, Léon Breault quittera la gérance de l’établissement. Monsieur Rolland Grégoire est embauché en 1960 et sera gérant durant 22 ans, soit jusqu’à son décès en 1982.

Mademoiselle Yvette Lane est devenue secrétaire de la Caisse. Un immeuble plus adéquat sera inauguré le 1er mars 1964 à l’angle de la rue Queen et de la 5e Avenue. M. Charles Desrosiers a présidé le conseil d’administration pendant 24 ans (1958-1982) et M. Robert Lussier lui succède. En 1986, on procède à l’ouverture du premier guichet automatique suivi d’un second en 1992.

En juillet 1944, Hermas Breault, industriel, est conseiller municipal. Le 7 août, le conseil municipal est saisi d’un projet de résolution de caractère radical : «Que l’ordre soit donné aux policiers d’arrêter toutes personnes se promenant dans nos rues vêtues de l’habit communément appelé : shorts et cela à première vue et de les conduire à Joliette pour les procédures judiciaires.» La résolution présentée par les conseillers Breault et J.L. Lacasse est défaite par l’opposition des quatre autres conseillers : Copping, Latter, Préville et Tinkler.

En 1945, les conseillers Hermas Breault et Philip Tinkler proposent et secondent la résolution de gratitude qui suit à l’endroit du Premier Ministre, l’Honorable Maurice Duplessis : «Il est résolu d’offrir nos félicitations à l’Honorable Maurice Duplessis pour l’attitude admirable qu’il a tenue à Ottawa au sujet des propositions centralisatrices du gouvernement fédéral. Nous désirons assurer le Chef civil de notre province que nous l’appuyons de tout cœur dans ses revendications de nos droits et dans sa lutte pour le respect intégral de l’autonomie provinciale.»

À quelques reprises, le conseil municipal a répondu aux demandes de la «Ligue de la Moralité» en adoptant des règlements prohibant le port de certains vêtements sur la place publique dont spécifiquement le pantalon court communément appelé shorts. Le règlement prévoit une amende de cinq dollars pour chaque infraction.

Le 12 août 1945, une dame est interpellée par le chef de police Alfred Giguère, de Rawdon, en face du Rawdon Inn en vertu du règlement numéro 50. Le juge Gérard Denis refuse de condamner la prévenue et rend un jugement précis et détaillé qui fera jurisprudence.

Pauline et Jean Pontbriand devant habiter en permanence leur établissement, le Rawdon Inn, louèrent leur grande maison des Pins à des amis ou des parents. Pendant plusieurs été, jusqu’en 1945, la grande maison fut habitée par le musicien Arthur Letondal, organiste célèbre et sa femme Ludivine Rolland qui était la tante de madame Pontbriand. http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0003875 | Google

M. et Mme Letondal étaient les parents du Dr Paul Letondal, pédiatre de réputation internationale, et Henri Letondal, violoncelliste surtout connu par sa carrière de comédien, de chanteur, d’auteur et de metteur en scène de revues qui connurent un grand succès. Il a terminé sa carrière à Hollywood où on lui confiait des rôles de Français. http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Letondal
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0003876

 

Le compositeur Claude Champagne séjournait aussi à Rawdon, à la pension du Rawdon Inn, au Lakeshore Drive. Le compositeur Claude Champagne

Le peintre Georges Delfosse a peint plusieurs toiles dans la région. Deux de ses œuvres font partie de la collection de la Fabrique de la paroisse Marie Reine du Monde. L’une d’elles représente l’ancienne église de la paroisse Saint-Patrice.

George Delfosse et sa fille Madeleine, peintre également, ont habité une petite maison grise de la 4e Avenue, puis durant plusieurs années, ils furent les locataires du cottage anglais que construisit Henri Pontbriand sur la rive du lac Rawdon.

 

En 1946 meurt à Rawdon à l’âge de 90 ans le Dr William Newton Smiley. Il était né dans le secteur Wexford. Après son décès, la famille déménagea dans le Massachusetts.

En 1947, Rawdon a reçu le Gouverneur général du Canada, Lord Alexander de Tunis qui fut reçu par le maire, le Dr J. A. Coupal. http://en.wikipedia.org/wiki/Harold_Alexander,_1st_Earl_Alexander_of_Tunis

Durant l’hiver 1947-1948, le Ski-Tow de la plage sera opéré par la section Montcalm de la Légion canadienne.

Le 2 février 1948, le conseil municipal décide de s’approprier tout le terrain du parc Dorwin afin de l’aménager graduellement comme parc public et le maintenir ouvert à la population et aux visiteurs.

À l’élection du 2 août 1948, Oréance Perreault est réélu conseiller sans opposition.

Monsieur Charles Demers, de Trois-Rivières, est embauché à titre de chef de la police locale au salaire de 200 dollars par mois. Monsieur Demers devient chef permanent de la police et du service des incendies de Rawdon le 12 septembre 1949. Son salaire est fixé à 2000 $ par an et on lui fournit un confortable logement chauffé. Il connaîtra une grande popularité et révélera de grands talents d’organisateur et d’animateur. Il deviendra maire du village.

En juillet 1950, l’architecte Henri-Paul Faîvre est élu au conseil.

En 1950 Jean Pontbriand, propriétaire d’un petit avion, aménage une piste là où se trouve de nos jours le Cimetière œcuménique.

L’histoire de la compagnie Arnoldware-Rogers date des premières années de la décennie 50. Jean Pontbriand était entré en relations avec M. Arnold Martinelli à West Warren, Massachusetts (non loin de la 90, à peu près à mi-chemin entre Worcester et Springfield).

La grande dame de la danse classique et fondatrice des Grands Ballets canadiens, Ludmilla Chiriaeff appartient à une famille russe qui vécut à Rawdon dans la décennie des années 50. La famille habitait dans la 17e Avenue, en face de chez le révérend Oleg Boldireff, pope orthodoxe. Monsieur Chiriaeff contribua à la construction de la première chapelle russe orthodoxe, juste à côté de la résidence Boldireff.
En 1957, Ludmilla Chiriaeff donnait des cours de danse dans la salle de l’hôtel de ville.
Plus tard, elle revint souvent à Rawdon pour se recueillir devant le lieu de sépulture de sa mère au cimetière russe de la 15e Avenue - Woodland où la famille possède son lot avec sa pierre tombale. Elle y est aujourd’hui inhumée. Tout près se trouve la sépulture de l’écrivain et journaliste Jean Basile (Bezroudnoff).
http://www.flickr.com/photos/photoromain/3953899560
http://www.cead.qc.ca/repw3/basilejean.htm
http://www.jrank.org/literature/pages/7385/Jean-Basile.html
http://www.flickr.com/photos/photoromain/3953899746
http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/recherche/desclaureat.asp?noLaureat=79
http://archives.radio-canada.ca/c_est_arrive_le/02/08
http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/243.html
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0001596#ArticleContents
http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/livres/2006/09/14/003-Chiriaeff_biographie.asp
http://www.tagtele.com/videos/voir/46582
http://www.independent.co.uk/news/people/obituary-ludmilla-chiriaeff-1365103.html

 

1956 : création d’une paroisse russe orthodoxe à Rawdon.
http://www.saintbenoitdenursie.org/rawdon.htm

Le 29 avril 1956, les chemins de fer nationaux annoncent que le service ferroviaire sera aboli pour les passagers. On maintiendra pour un certain temps le service du fret qui sert principalement au transport du bois.

La mode du port du jeans est lancée dans les grandes villes et se répand rapidement. Des gens s’offusquent que l’on reçoive dans nos hôtels des gens ainsi vêtus. On songe à adopter un règlement d’interdiction…

En 1957, Ernest Boyce est maire du Canton.

En 1958, Jean Pontbriand offre au village de lui céder toutes les rues des Jardins Pontbriand, projet domiciliaire complété près de la plage et du parc Nichol. Il procède au développement des rues Bellevue et Montcalm.

 

Le 26 mars 1958 nait Luc Beauséjour, un musicien de Rawdon qui dirigera la chorale paroissiale à l’âge de 15 ans à la demande du curé Gaston Marsolais et parviendra à amasser les fonds nécessaires à la rénovation de l’orgue Casavant de l’église. La collection de la discothèque familiale comptait les œuvres de très nombreux compositeurs… On connaît la suite…
http://www.youtube.com/watch?v=ronyks3z4s8
luc-beausejour-clavecin-harpsichord-scarlatti-18-sonates-pour-clavecin-18-sonatas-for-harpsichord-1
http://www.lucbeausejour.com
http://www.stationbleue.com/artistes.f/beausejour_lu.php
http://www.naxos.com/artistinfo/Luc_Beausejour/51.htm
http://www.bach-cantatas.com/Bio/Beausejour-Luc.htm
http://www.conservatoire.gouv.qc.ca/musique/professeurs/article/luc-beausejour?rub=120
http://www.early-music.com/artistes.asp?id=luc
http://www.analekta.com/blog/fr/2009/10/02/luc-beausejour-une-rencontre-12/
http://www.analekta.com/blog/fr/2009/10/04/luc-beausejour-une-rencontre-22

En 1960, Bell Canada annonça l’inauguration de la centrale automatique de Rawdon pour le dimanche 6 mars. Depuis deux heures ce matin-là, on n’allait plus entendre les voix des téléphonistes. C’était l’entrée en vigueur de l’indicatif TErminus 4.

En 1964, Claude Beauséjour installe un atelier de montage de meubles Davenport-Chesterfield dans un local situé à l’arrière de l’usine Labra-Door. Il paie un loyer mensuel de 40 dollars à la municipalité.

Au début de décembre 1965, la Régie des Alcools du Québec annonce par son président, le juge Lucien Dugas, que Rawdon est officiellement déclaré Village de tourisme. Les permis pourront ainsi être modifiés en conséquence sur requête. http://en.wikipedia.org/wiki/Lucien_Dugas

Le 26 janvier 1968, un camion en train de faire le tracé pour des courses en motoneige sur le lac (Rawdon?) s’enfonce quand la glace cède sous son poids. Le maire s’en prend au conseiller Jean-Jacques Lane qui a autorisé ces travaux.

En 1969, la pharmacie Coupal est acquise par le pharmacien Jacques Roy (de la famille des embouteilleurs Coca-Cola à Joliette).

En 1970, Vital Perreault a sa revanche sur Charles Demers en se faisant élire à la mairie. Jean-Jacques Préville l’emporte sur Grégoire Bernard. Édouard Poitras est également élu.

Jacques Charbonneau conclut un partenariat avec Jean-Jacques Breault pour fonder la B. C. Plastique. Jacques Charbonneau était entré encore tout jeune homme chez Rogers Plastics. En 1952-1953, il fut envoyé à l’usine-mère de Rogers Plastics à West Warren, MA pour un stage d’études et d’initiation de trois mois. Il devint un excellent technicien et un expert en fabrication de moules à plastique. En 1971, Jean-Jacques Breault se retire de la compagnie et Jacques Charbonneau devient l’unique propriétaire de l’entreprise.

En 1970, le chanteur Martin Deschamps nait à Montréal, mais lorsqu’il a neuf ans, ses parents s’établissent à Rawdon, une bourgade qu’il n’a jamais quittée depuis.
http://www.martindeschamps.com | http://www.adisq.com/repertoire.aspx?id=16985&t=e
http://www.yanous.com/tribus/moteur/moteur070209.html
http://www.selection.ca/mag/2002/03/rocker.html
http://www.abilities.ca/arts/2007/12/04/martin_deschamps

Le 20 mars 1972, la population est consternée par le décès subit du maire Vital Perreault. On a dit de lui que sa résidence principale était l’hôtel de ville et sa maison sur la 7e Avenue (devenue une résidence des Clercs de Saint-Viateur), sa résidence secondaire.

De 1942 à 1954, il a exploité le restaurant Chez Vital de la rue Queen. Après avoir occupé le poste de commissaire en 1958-1959, il fut président de la commission scolaire de 1960 à 1963. Il fut candidat défait (devant Marcel Masse) à la convention de l’Union Nationale en 1966.

Le 28 octobre 1973, Henri Ouimet est élu maire par acclamation. Sont également élus Charles Desrosiers, sans opposition et Paul Arbec contre Jean-Jacques Préville.

Une résolution du nouveau conseil favorise la cession du Parc des Chutes Dorwin au gouvernement. Le conseil demande l’éclairage des chutes, la nuit.

En 1979, Paul Arbec est le président-fondateur du Club Optimiste de Rawdon. Paul Breault sera président à son tour en 1993-1994. La fin de son mandat a été marquée par une joyeuse soirée de «l’amitié et de la reconnaissance» à l’école secondaire des Chutes.

La Société de promotion industrielle de Rawdon fut créée en 1987. Ses premiers administrateurs permanents furent MM. Michel Lane et Germain Dubé. Ont également été présidents de l’organisme M. Robert Desrosiers, à l’époque directeur général de la Chambre de Commerce, et M. Jean-Jacques Breault, conseiller municipal du Village de Rawdon.

Le 23 août 1988, l’épouse du denturologiste Rostand Chalifoux, madame Dyane Kelleny-Chalifoux publie aux éditions Boréal un titre émouvant : Ces enfants nés de mon cœur L’auteure raconte l’aventure du couple Chalifoux qui a cherché et trouvé le chemin le plus rapide de l’adoption privée pour réaliser son rêve d’avoir des enfants.

En octobre 1990, Cécile Lane est présidente de la conférence Saint-Vincent-de-Paul. En 1994, Noëlla Breault est vice-présidente, Lise Beauséjour est secrétaire, Guy Lane est un des deux responsables du comptoir de meubles usagés. Lise Bourgeois est aussi membre du comité.

Le 31 mars 1992, le gouverneur-général Ramon J. Hnatyshin visite le Centre Multiethnique de Rawdon, municipalité où se côtoient une quarantaine d’ethnies. Selon lui, «ce musée est vraiment unique au Canada».

Le cimetière œcuménique est une particularité de Rawdon. On a dit qu’il s’agissait d’une première au Québec. Sa création fut l’initiative de l’abbé Gaston Marsolais, curé de 1968 à 1980. Il appartient à la paroisse catholique qui l’administre, mais il est ouvert aux chrétiens de toutes dénominations.

Les chutes Manchester sont moins spectaculaires que la cataracte de Dorwin, mais plus poétiques… Un sentier qui longe la Ouareau conduit toujours aux cascades puis aux chutes Manchester. Une grotte s’ouvre devant le roulement des eaux tumultueuses. Trop peu de visiteurs empruntent ce sentier et explorent ces lieux qui méritent d’être vus et admirés.

On descend la côte Metcalfe, plus bas que la salle Manchester et l’étroit sentier pittoresque se présente sur la gauche.

John (Jack) Redmond est né à Montréal en 1916. Il a été président de l’Association des maîtres de poste du Canada pendant dix ans, de 1973 à 1983. Il est décédé en novembre 1993 et son épouse Thérèse Riopel était décédée en 1991. Ils étaient les parents de John A. (1943), Jackleen (1944), Gene (1947), Ronald (1948), Anthony Patrick (1952) et Gerald David (1953). Son fils John A. est né à Montréal le 4 mai 1943, deux ans avant que ses parents ne s’installent à Rawdon. En 1977, il sera le président-fondateur de Tourisme Lanaudière. De 1984 à 1990, il sera directeur du service des sociétés-membres à la Chambre de Commerce du Québec. Quelques années plus tard, il sera maire de Rawdon.

Michel Beaupied a collaboré à des tournages comme ceux de C.A.T Squad, Le Crime d’Ovide Plouffe et Nowhere to Hide tourné aux chutes Dorwin. Il y a créé des explosions.

 

L’écrivain Yves Thériault que Marcel Dubé a qualifié de «géant de la littérature dont il a touché tous les aspects» a vécu avec sa compagne Lorraine Boisvenue, sculpteure et auteure du Guide de la cuisine traditionnelle québécoise, des années sereines à Rawdon, dans une maison de la rue Metcalfe, en face du Centre communautaire de l’église anglicane. Le 20 octobre 1983, l’auteur d’Agaguk y fut toutefois terrassé par une crise cardiaque et fut transporté d’urgence au Centre hospitalier régional Lanaudière de Joliette où il succomba quelques heures plus tard. Sa dernière participation à un lancement littéraire datait de quelques semaines.

A Joliette, le 11 septembre 1983, on lançait au Musée d’Art l’album photographique Le Coureur de marathon (Éd. Hurtubise HMH) de Jules Gauvreau (fils du journaliste Roland Gauvreau)que Thériault avait accepté de compléter par un conte.
http://felix.cyberscol.qc.ca/Lq/auteurT/theria_y/theriault.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Thériault

 

Marjo Morin, fille d’un ex-policier de Montréal et née dans cette ville le deux août 1953, est une familière de Rawdon. Son père est venu s’établir à Rawdon avec sa famille il y a nombre d’années. On a raconté que lorsqu’enfant, elle venait au chalet, elle courait dans les grands champs et s’amusait à chanter avec l’écho des montagnes… Au même moment, elle a commencé à s’enregistrer sur un magnétophone que son père avait rapporté à la maison. À l’adolescence, elle était plutôt sage. Ceci l’a conduite à travailler trois ans dans un cégep… elle a, parait-il, adoré son expérience…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marjo
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0002216
Joe Bocan né: Johanne Beauchamp, habite aussi à Rawdon depuis longtemps. (Elle a d’ailleurs déjà proposé à Gabriel de lui acheter la maison familiale à Kildare.) Elle partage sa vie avec Charles Biddle Jr , fils du jazzman bien connu. Ils élèvent ensemble trois enfants.
http://www.qim.com/artistes/biographie.asp?artistid=237
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Bocan
La fille du président de la Société Shamrock de Rawdon depuis longtemps, M. Patrick Conroy, se démarque également dans le domaine de la chanson. Patricia Conroy s’est particulièrement distinguée au réseau Country Music Television et le magazine Country vante sa voix. Une dizaine de ses chansons ont atteint le Top Ten au Canada et deux d’entre elles, "Somebody's Leavin'" et "What Else Can I Do" ont atteint la première position en 1994.
http://www.patriciaconroy.net/audio.cfm | http://en.wikipedia.org/wiki/Patricia_Conroy | http://en.wikipedia.org/wiki/File:PatriciaConroyGreatestHits.jpg

Autre genre d’exploit, madame Léontine Préville-Sirard a atteint l’âge remarquable de 106 ans. Elle s’est éteinte le 8 juillet 1993 après avoir habité Rawdon durant 91 ans. Native de Saint-Alphonse, elle était la sœur de Monsieur Ephrem Préville et la mère de Liliane (Madame Georges Bélair) et de Marguerite (Madame Zoël Pelletier).



PHOTOS
THEN NOW
Churches
Christ Church, Rawdon (Anglican) circa 1912
 St. John's Anglican Church, Kildare, 1924, post-1924
St. George's Anglican, Wexford, circa 1952
St. Patrick's Roman Catholic
Mid Laurentian United Church
Hotels
Heather Lodge
Stores
Haddad's 1950
Morin's
Haddad's 2002
Morin's 2002


Sans histoire, il n'y a pas de futur
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